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"Autre éventail de Mademoiselle Mallarmé" par Stéphane Mallarmé

Présenté dans la salle didactique du musée, cet éventail a été offert par Stéphane Mallarmé à sa fille Geneviève. Il y a inscrit l’un de ses poèmes dits « de circonstance », poèmes offerts à ses proches à l’occasion de Pâques, du nouvel an ou d’une simple visite. Le poème a été publié en 1884 dans La Revue critique puis dans les Poésies en 1887.

Mallarmé et les éventails


Photographie d'un éventail de papier blanc aux arrêtes nacrées sur lequel Mallarmé à inscrit des vers de circonstances.

Stephane Mallarmé, Autre éventail de
Mademoiselle Mallarmé
, vers 1884, Inv. 985.67.1,
Coll. MDSM, Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

Mallarmé a écrit des poèmes sur éventail durant les quinze dernières années de sa vie. Il donne à cet art épigraphique, apparu au 19ème siècle, ses lettres de noblesse.
Ces offrandes poétiques, exclusivement féminines, ne sont pas de simples épigrammes galantes mais de courts poèmes savamment travaillés.

Une œuvre importante

Par sa longueur et sa complexité, cet éventail est une œuvre importante qui a sa place dans le florilège des grands poèmes mallarméens. « Un poème d’une perfection, d’une musique et d’un charme si rares, que ce serait le chef-d’œuvre de Mallarmé, s’il y en avait un » disait Paul Valéry.
L’éventail crée un espace tendre et paradisiaque en évoquant le mouvement de l’aile et la fraîcheur qu’il apporte.

Bibliographie

  • Rien qu’un battement aux cieux, L'éventail dans le monde de Stéphane Mallarmé, Montreuil-sous-Bois, Lienart - Musée départemental Stéphane Mallarmé, 2009.