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Chapitre 2 Les arbustes

Jardin de devant - la cour


Arbres et arbustes s’organisent ici autour de la cour. Cet espace pavé et gravillonné se présente comme une introduction à la maison.

Plan montrant où est localisé le buis dans le jardin


Buis commun

Photographie des deux buis taillés en boule de la cour du musée.

Buis commun
Cliché Y.Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Buxus Sempervirens
Famille : Buxacées
Espèce : Sempervirents

La cour compte deux buis taillés en boule. Contrairement aux années 1920-30 où les buis formaient dans le jardin de derrière de petites haies pour border les allées, ceux de la cour sont traités individuellement - l’un est taillé à raz du sol, l’autre en arbuste. Très touffu, le buis propose de petites feuilles rondes persistantes qui durant l’hiver habillent l’espace. D’une croissance relativement lente, il peut atteindre 2.50 m de haut au bout de 15 à 20 ans. Les spécimens de la cour ont été plantés avant l’intervention de Florence Dollfus même si leur datation exacte reste aujourd’hui incertaine. Hormis son aspect décoratif, le buis est apprécié pour les qualités de son bois ferme et est utilisé au 19ème siècle dans l’imprimerie.

L’info + : l’art qui consiste à tailler les arbres et arbustes dans un but décoratif, comme les buis en boule, s’appelle l’art topiaire. .

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Corète du Japon

Plan localisant la corète du japon dans le jardin du musée

Nom latin : Kerria japonica
Famille : Rosacées
Espèce : Japonica "pleniflora"

Tirant son nom du pays où il est largement cultivé et par lequel il fut introduit en France, la corète du Japon est pourtant originaire de la Chine. L’arbuste présente un feuillage caduc vert et de jolies fleurs jaune vif en forme de pompons en avril-mai. D’un aspect rustique et décoratif, il rencontre un vif succès dans nos jardins, et ce, dés le 19ème siècle. Atteignant tout au plus 1.30 à 2 mètres, il drageonne et s'étend rapidement en touffe. Stéphane Mallarmé qui avait succombé à la mode du japonisme et aux tableaux des impressionnistes, grands amateurs des massifs débordants, aurait sans doute apprécié la présence de cet arbuste dans le jardin.

L'info + : il se cultive sur tous les sols et ne demande aucun soin. Si taille il doit y avoir, elle doit être réalisée après floraison car les fleurs naissent sur le bois de l'année précédente.

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Plan localisant le fusain dans le jardin du musée


Fusain du Japon

Photographie du fusain du japon qui se trouve dans la cour de la maison du poète

Fusain du Japon
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Euonymus japonica
Famille : Célastracées
Espèce : Japonica

Originaire du Japon, ce fusain est introduit en Europe en 1804 et s’est très largement répandu dans les jardins et villes. Avec son feuillage persistant vert luisant, cet arbuste forme une séparation naturelle avec la maison voisine du musée, jadis l’ancien hangar des Mallarmé. L’été, il offre de discrètes fleurs blanches qui deviennent de petits fruits globuleux rosés.

L’info + : c’est le bois carbonisé d’une autre espèce, le fusain d’Europe ou Bonnet de prêtre, qui fournit le fusain des dessinateurs.

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Plan localisation le lilas dans le jardin du musée


Lilas commun

Photo de lilas violet

Fleurs de lilas
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Syringa vulgaris
Famille : Oléacées
Espèce : Vulgaris

Venu de l’Orient, le lilas commun est connu en France depuis le 16ème siècle. Offrant un feuillage caduc vert, il est surtout apprécié pour ses généreuses grappes de fleurs violettes très odorantes. Placé à l’entrée du musée, il offre ainsi durant d’avril à mai, une douce introduction aux visiteurs du musée. Nul ne doute que Stéphane Mallarmé aimait le lilas car sur ce point la correspondance abonde. Le poète nous indique ainsi que cet arbuste était présent devant et derrière la maison. Son parfum très apprécié embaumait également très fréquemment les appartements de la famille.


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 ... Tu n'auras, en tout et pour tout, à votre venue, qu'à mettre des balsamines et des reines-marguerites. Marronniers en fleur, lilas en fleur ; tout part étonnement. Je crois, sans préjuger des loches, que l'ensemble sera joli...

Lettre de Stéphane Mallarmé à Mesdames Mallarmé. Valvins, mercredi 4 mai 1898

Plan localisant l'olivier de Bohême dans le jardin du musée


Olivier de Bohême

Photo d'un olivier de bohème dans le jardin du musée

Olivier de Bohême
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Elaeagnus X Ebbingei
Famille : Elaeagnacées
Espèce : X Ebbingei

Crée au 20ème siècle, l’ Elaeagnus X Ebbingei est une espèce hybride du Gourmi du Japon ou Elaegnus multiflora et de l’ Elaeagnus pungens tous les deux originaires du Japon et introduits en Europe au 19ème siècle. Il devient populaire très vite du fait de sa croissance rapide – il peut atteindre jusqu’à 3 m de haut - et son aspect décoratif. Les fleurs blanchâtres dont certaines jaunissent, s’épanouissent de septembre à décembre.

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Plan localisant le viorne dans le jardin du musée


Viorne

Photo d'une fleur de viorne

Fleur de Viorne
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Viburnum rhytidophyllum
Famille : Caprifoliacées
Espèce : rhytidophyllum

Venu de Chine en 1900, cet arbuste peut atteindre jusqu’à 3 m de haut. Ici, placées à côté des buis dans la cour, les viornes offrent un joli ensemble avec leurs feuilles légèrement gaufrées, de couleur verte foncée et brillante. En mai, elles offrent de jolies petites fleurs blanches.

L’info + : si des plants mâles sont plantés à proximité, des baies bleu-turquoise succèderont aux fleurs et persisteront tout l'été.

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Plan localisant les arbustes yuccas dans le jardin du musée


Yuccas

Photographie de yuccas dans le jardin du musée

Yuccas
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Yucca gloriosa
Famille : Agavacées
Espèce : gloriosa

Cet arbuste vivace, décoratif par ses fleurs et son feuillage, est très apprécié au 19ème siècle de part son exotisme. D’une hauteur de 1 à 2 m. Ses feuilles sont simples, opposées, lancéolées, vertes et persistantes. Il donne de jolies fleurs blanches de juillet à octobre.

L’info + : il convient à un sol léger, caillouteux, neutre et tolère le calcaire.

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Jardin de derrière - le verger de plein vent


Le jardin de derrière, clos de murs, est habité par des vieux arbres fruitiers et par différentes fleurs plantées d’après la correspondance. Les fruitiers (pommiers, poiriers, cerisiers…) sous différentes formes - cordons, espaliers, gobelets et arbres de plein vent - organisent le jardin et dessinent les allées bordées de pivoines, de géraniums, clématites, etc.…

Le plan adopté par Florence Dollfus se veut clair et régulier. Il est formé par plusieurs axes de composition et de symétrie, quatre allées principales - avec des parties en surface ou en volumes traitées selon des formes géométriques simples. L’ensemble s’autorise une progression du construit (pommiers en cordons) au sauvage (verger de plein vent). Les espaces carrés créés par Florence Dollfus rappellent la forme de potagers.

Vigne Chasselas Doré

Plan localisant la vigne chasselas dans le jardin du musée

Nom latin : Vitis Chasselas doré
Famille : Vitacées
Espèce : Chasselas doré

La culture du Chasselas doré est emblématique de la Vallée de la Seine et en particulier dans la ville de Thomery située à quelques kilomètres de Vulaines-sur-Seine. C’est en effet ici que depuis le 18ème siècle et jusqu’à la moitié du 20ème siècle qu’est majoritairement cultivé ce fruit de luxe en île de France. Dans la tradition de Thomery, le raisin au musée est cultivé sur un mur haut. A la base du chaperon, sont scellées des consoles destinées à supporter des « abris » qui protégeaient le chasselas des pluies d’automne et favorisaient l’accumulation de chaleur dans la partie haute des murs.

Le chasselas est le cépage le plus disséminé dans tous les vignobles du monde entier du fait de son importante productivité, de son acclimatation aux climats les plus extrêmes, de la précocité de la maturation de son fruit et bien sûr de sa qualité gustative. Maître incontesté des raisins de table, ce raisin propose un fruit doré à chair juteuse et sucrée qui a l’avantage de se conserver remarquablement du moment de la récolte mi-septembre jusqu’à mai. Pour autant la vigne mérite d'être cultivée pour son feuillage tout autant que pour ses fruits car son joli feuillage découpé se pare du plus bel or en automne.

L’info + : plongez le sarment de votre grappe de raisin dans un flacon rempli d’eau pour le conserver frais plus longtemps. Vous pratiquerez le procédé dit de conservation à rafle fraîche mis au point en 1848 par Baptiste Larpenteur. .

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Plan localisant le fuchsia dans le jardin du musée


Fuchsia

Photographie du Fuchsia présent dans le jardin du musée.

Fuchsia

Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Fuchsia magellanica Riccartonii
Famille : Onagracées
Espèce : Magellanica
Variété : Riccartoniensi

Plante originaire de l’Amérique du Sud, le Fuchsia a été introduit en France au 18ème siècle par le père Louis Feuillée. La variété Riccartoniensi a été isolée près d’Edimbourg dans le Riccarton garden où elle est apparue dans un semis de graines de Fuschia Magellanica. Pouvant atteindre jusqu’à 2.50 m, elle s’épanouit ici le long du mur de la maison à une hauteur d’1.50 m environ. Le fuchsia offre de petites feuilles oblongues-ovales et des fleurs sous forme de longs pédoncules pendants rouge pourpre. Le calice est rouge vif tandis que les pétales sont violet pourpré.

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Plan localisant le viorne dans le jardin du musée


Viorne

Photo d'une fleur de viorne

Fleur de viorne
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Viburnum rhytidophyllum
Famille : Caprifoliacées
Espèce : rhytidophyllum

Venu de Chine en 1900, cet arbuste peut atteindre jusqu’à 3 à 4 m de haut. Ici, placées à le long du mur, la viorne propose un joli ensemble avec ses feuilles légèrement gaufrées, de couleur verte foncée et brillante. En mai, l’arbrisseau offre de jolies petites fleurs blanches.

L’info + : si des plants mâles sont plantés à proximité, des baies bleu-turquoise succèderont aux fleurs et persisteront tout l'été.

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Groseilliers à grappes

Plan localisant les groseilliers à grappe dans le jardin du musée

Nom latin : Ribes Rubrum
Famille : Saxifragacées
Espèce :
Rubrum

Le genre Ribes est originaire des régions de l’hémisphère nord ainsi que des montages d’Amériques du Sud. En France, cinq espèces de groseilliers poussent à l’état sauvage, lesquelles ont donné naissance aux variétés améliorées pour la consommation des fruits, comme le Ribes Rubrum. Cet arbrisseau prospère en tous sols et plutôt rustique, préfère le froid aux grosses chaleurs. Ses rameaux grandissent en touffe depuis la base du sol et atteignant 1.30/1.50 m, forment ainsi une jolie haie. Les fleurs autant que les fruits rouges s’épanouissent généreusement en grappe. La récolte ayant lieu de juin à juillet.

L’info + : Pour la taille on supprimera régulièrement les deux ou trois branches les plus anciennes pour dégager le centre de la plante. Les fruits récoltés sont délicieux en gelée ou confiture, en sirop ou en vin !

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Plan localisant le lavatère dans le jardin du musée


Lavatère annuelle ou Mauve en arbre

Photo d'un lavatère dans e jardin du musée

Lavatère annuelle
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Lavatera arborea
Famille : Malvacée
Espèce : Arborea

Le genre Lavatera fut créé par Tournefort qui le nommant ainsi rendit hommage aux deux frères Lavater, médecins naturalistes de Zurich au 17ème siècle. Il renferme 25 espèces, dont 4 indigènes en France, les autres étant asiatiques ou nord-américaines. Atteignant rarement les trois mètres de haut, le Lavatère arborea est à peine un arbuste. Apprécié dans les jardins pour sa croissance rapide, il s’épanouit aussi très bien à l’état sauvage. Doté d’un feuillage caduc, il fleurit d’avril à juin de grandes fleurs rose-mauve. 

Mallarmé fait mention de mauviers dans sa correspondance. Pour autant, nous émettons l’hypothèse que le poète n’ai pas sous les yeux un arbuste de la même variété que celui présenté dans le jardin mais plutôt un althea syriacus, originaire du Moyen-Orient, répandu en France dés le 16ème siècle et appelé mauve en arbre. Il peut également s’agir d’un autre nom de la rose trémière qui se casse facilement sous le coup de bêche.

L’info + : le rempotage a lieu en automne. Pour la taille il faut le rabattre en automne ou au printemps en laissant deux ou trois yeux ou à environ 50 cm du sol.

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 Tout est joli, de mille verts, et parfumé. Les marronniers en fleurs, et de futurs soleils, dans le jardin. Un désastre, les chemineaux, en partant, ont cassé d'un coup de bêche, exprès, pour qu'on se souvienne d'eux, le plus beaux des deux mauviers, proche de l'arbre.

Lettre de Stéphane Mallarmé à Mesdames Mallarmé. Valvins, mercredi 6 mai 1896

Plan localisant le lilas dans le jardin du musée


Lilas

Photo d'une fleur de lilas blanc

Fleur de lilas
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Syringa vulgaris
Famille : Oléacées
Espèce : Vulgaris

Venu de l’Orient, le lilas commun est connu en France depuis le 16ème siècle. Offrant un feuillage caduc vert, il est surtout apprécié pour ses généreuses grappes de fleurs violettes très odorantes. Placé à l’entrée du musée, il offre ainsi d’avril à mai, une douce introduction aux visiteurs du musée. Nul ne doute que Stéphane Mallarmé aimait le lilas car sur ce point la correspondance abonde. Le poète nous indique ainsi que cet arbuste était présent devant et derrière la maison. Son parfum très apprécié embaumait également très fréquemment les appartements de la famille. Les deux lilas du jardin de derrière, l’un blanc, l’autre violet foncé ont été plantés par les descendants Mallarmé-Bonniot.

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Nous t’enverrons la casquette par la poste et y nicheront, si ce n’est pas trop lourd, des graines de cerfeuil et de radis à semer avant l’arrivée. (…) Les lilas se fleurit-il ?...

Lettre de Geneviève Mallarmé à Stéphane Mallarmé. Paris, vendredi 29 avril 1898

 Le temps est parfait, voilé pour que le soleil n’amène plus d’orage, le vent, au beau. J’ai eu l’impression de l’été venu, plus de feu, voici deux soirs que je fume assis sur le banc. (…) Le jardin, pivoines, roses, faux ébénier, lilas est dans un de ses éclats ; que c’est chagrinant que vous n’y soyez pas !

Lettre de Stéphane Mallarmé à Mesdames Mallarmé. Valvins, mercredi 25 mai 1898

Plan localisant le mahonia dans le jardin du musée


Mahonia

Photographie du Mahonia dans le jardin du musée

Mahonia
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Mahonia aquifolium
Famille : Berberidacées
Espèce : Aquifolium

Ressemblant au houx avec ses feuilles dures et épineuses, le Mahonia s’en distingue par sa petite taille et sa floraison. Avec son feuillage persistant, il embellit le jardin d’autant qu’il change de couleur au fil des saisons, vert foncé, il vire au pourpre à l’automne. En mars-avril, il offre une floraison embaumante de fleurs jaune clair qui donnent dés le mois de juillet de lourdes grappes de fruits bleuâtres.

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Plan localisant les noisetiers dans le jardin du musée


Noisetier commun

Noisetiers dans le jardin du musée

Noisetiers
Cliché Y. Bourhis/CG77 - D.R.

Nom latin : Corylus avellana
Famille : Bétulacées
Espèce : avellana

Le mot noisetier n’existe en français qu’à partir du 16ème siècle. Auparavant on appelle cet arbrisseau coudrier, dérivé du mot Koros en grec qui signifie « capuchon » en écho à l’enveloppe qui protège le fruit. Formé en touffe de 10 à 12 branches pouvant atteindre 4 à 5 m de haut, le noisetier se cultive pour son fruit, la noisette mais aussi pour l’ornement. De janvier à mars, la floraison donne un spectacle ravissant avec le jeu printanier de la fleur mâle dite chaton, sorte d’épis pendant de couleur jaune et la fleur femelle, discrète houppe rouge formée au sommet des bourgeons feuillés. Cependant le noisetier est auto stérile, il faut donc plusieurs spécimens pour avoir des fruits. La noisette est un akène, un fruit avec une seule graine et se récolte vers septembre-octobre.

L’info + : la production du noisetier commence la quatrième année et atteint son maximum entre 8 à 12 ans. Un seul pied peut donner 2 à 8 kg de noisettes à déguster crues ou grillées !

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