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La pendule de Saxe

A l’automne 1864, Mallarmé rapporte de Londres à sa femme Marie cette petite pendule en porcelaine de Saxe aux motifs floraux. Elle décore d’abord leur appartement de Tournon en Ardèche où Mallarmé occupe son premier poste comme professeur d’anglais. Eblouie par sa splendeur, Marie Mallarmé ne cesse de la contempler. Cette œuvre est présentée dans la salle à manger.

La place centrale de la salle à manger


Pendule de saxe prenant place dans la salle à manger des Mallarmé

La pendule en porcelaine de saxe,
inv. 985.21.1, Coll. MDSM, Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

En 1896, Mallarmé effectue des travaux dans la salle à manger à Valvins et assigne à la pendule « la place suprême » du nouvel aménagement.
Mis en valeur, « ce délicieux bibelot dont l’unique place est là » est posé sur un socle en bois et trône au-dessus de la cheminée.

Une pendule poétique

Cette pendule inspire les poèmes Frisson d’Hiver de Mallarmé et La Pendule de porcelaine d’Henri de Régnier.

Cette pendule de Saxe, qui retarde et sonne 13 heures parmi ses fleurs et ses dieux, à qui a-t-elle été ? Pense qu’elle est venue de Saxe par les longues diligences d’autrefois

Stéphane Mallarmé, Frisson d’Hiver (extrait), 1864

Et dans la maison claire en ses tapisseries,
Une pendule de porcelaine fleurie
Contourne sa rocaille où l’amour s’enguirlande

Henri de Régnier, La Pendule de porcelaine (extrait), 1896

Bibliographie

  • Stéphane Mallarmé, Lettre à Geneviève et Marie du 15 mai 1896 et Lettre à Henri de Régnier du 15 juin 1896. Correspondance, tome VIII, Paris, Gallimard, 1983.