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La table des mardis littéraires

Présentée dans la salle à manger, cette table ronde en bois de style Louis XVI se trouvait dans l’appartement parisien des Mallarmé. Elle a été apportée à Valvins après la mort du poète par sa fille Geneviève.

Une table d’une grande valeur symbolique


Table des « mardis littéraires »,
Inv. 985.1.,Coll. MDSM,
Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

C’est autour de cette table que se réunissaient, à partir de 1883, les « mardistes », ces hommes de lettres et ces artistes que Mallarmé avait pris l’habitude d’inviter chaque mardi soir chez lui. Parmi les plus célèbres figuraient Paul Claudel, Claude Debussy, André Gide, Oscar Wilde, Alfred Jarry, Paul Valéry, et James Whistler.
Ces réunions ont joué un rôle essentiel dans la vie de Mallarmé. Le poète y voyait la possibilité d’échanger des idées avec ses confrères. Mallarmé traitait de tous les sujets du moment (littérature comme faits divers) et relatait aussi avec ses invités des « anecdotes exquises, spirituelles ou malicieuses » comme le rapporte Geneviève Mallarmé, la fille du poète, dans un témoignage de novembre 1916.

Le pot à tabac en porcelaine de Chine


Pot à tabac en porcelaine de chine

Pot à tabac en porcelaine de Chine,
inv. 985.28.1et 2, Coll. MDSM,

Vulaines-sur-Seine

© Yvan Bourhis

Placé au centre de la table, le pot en porcelaine de Chine dans lequel chaque convive puisait du tabac revêtait une place notable dans ces réunions.
Synonyme de convivialité, le tabac jouait en effet un rôle important dans la sociabilité de l’époque, comme en témoignent plusieurs poèmes de Mallarmé tels que « La pipe » et « Toute l’âme résumée… ».

Bibliographie

  • Gordon Millan, Les « mardis » de Stéphane Mallarmé, Mythes et réalités, Saint-Genouph, librairie Nizet, 2008.