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Stéphane Mallarmé au cours de l’un des mardis, par Paul Verlaine

Ce dessin à la plume de Paul Verlaine (1844-1896) a probablement été réalisé lors de l’un des mardis littéraires de la rue de Rome.

Un témoignage des mardis littéraires


Portrait au dessin de Mallarmé

Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé au
cours d’un des mardis
, dessin à
la plume, n.d., Inv. 993.3.1, Coll. MDSM,
Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

Sur ce dessin, Mallarmé est représenté de profil, adossé à un meuble, la pipe à la bouche.
Ce portrait peut être rapproché du témoignage de Geneviève sur les mardis littéraires. Dans un témoignage de novembre 1916, elle affirme en effet : « Père était le plus souvent debout devant le poêle de faïence blanc placé en angle dans le mur de la chambre, (…) la pipe ou la cigarette aux doigts».

Paul Verlaine et Stéphane Mallarmé

Alcide Allevy, Photographie de Verlaine
en buste
, 1883, inv. 994.5.1, Coll. MDSM,
Vulaines-sur-Seine,
© musée départemental Stéphane Mallarmé

Les deux poètes entrent en relation en 1866 à propos des Poèmes saturniens de Verlaine. Ils se voient dès lors fréquemment au café Vachette, chez l’éditeur Vanier et à l’hôpital Broussais et éprouvent l’un pour l’autre une admiration réciproque.
Paul Verlaine invite dès 1872 Mallarmé aux « mercredis » qu’il inaugure rue Nicolet, et fréquente lui-même, plus ou moins assidument, les «mardis» de la rue de Rome.
Verlaine consacre un chapitre à Mallarmé dans Les Poètes maudits publié en 1884 et rédige la biographie de Mallarmé pour la collection Les Hommes d’aujourd’hui.
Mallarmé est profondément affecté par la mort de Verlaine survenue le 8 janvier 1896. Pour le Journal du 10 janvier 1896, Mallarmé interrogé par Georges Docquois dit de Verlaine: « (…) Avec lui, je ne sentais pas réellement le contact. Je l’aimais pourtant (…)».